Klima

Klima


Klima est le pseudonyme d’Angele David-Guillou, chanteuse française installée a Londres, et se réfère au mot allemand pour ‘climat’. Forte de son expérience au sein du groupe pop Ginger Ale (auteur d’une fameuse reprise du ‘Happy House’ de Siouxie & The Banshees et d’un duo avec Etienne Daho sur leur album de 2002 ‘Laid Back Gallerie’) mais chanteuse occasionnelle pour le collectif retro-futuriste anglais Piano Magic et ses derivés (Textile Ranch...), Angèle a décidé d’aller plus avant dans sa carrière solo avec ce premier album de Klima, qui fait suite à des titres apparus sur des compilations et split-singles dès 2002. Angèle a grandi dans la région de Tours en apprenant le piano classique (jusqu’à l’âge de 15 ans) mais aussi sous influence blues et folk (Neil Young, Simon & Garfunkel, Muddy Waters) avant de connaitre sa période punk vers 15 ans (Sonic Youth, The Buzzcocks) puis électronique plus tard (Kraftwerk, Aphex Twin, Isan) : «j’ai alors réalisé que j’aimais la répétiton en musique, mais aussi la lenteur, d’où mon amour pour Steve Reich». Ces sources variées et riches s’entremêlent de façon cohérente dans la musique de Klima : «Je m’aperçois que j’ai voulu aborder une façon électronique voire classique d’écrire la musique, en utilisant la répétition et de lentes séquences évolutives, mais avec plus de guitares que d’instruments électroniques». Ainsi ce premier album de Klima embrasse tout son univers personnel, jusqu’aux textes intimes et quotidiens mais très simples, s’approchant parfois du haiku. ‘The City’ (repris dans la dernière campagne d’un grand parfumeur) traite de l’opposition entre la ville mouvante et Angèle assise dans son petit appartement près du Luxembourg a Paris (quand elle y habitait), regardant les voitures passer. «‘I Love That Day’ parle du dernier jour passé à Londres la première fois que j’y ai habité, à essayer de répéter les gestes du quotidien une dernière fois pour mieux m’en imprégner avant mon départ». Parfois les sujets sont plus graves : « ‘Lady Of The Lake’ parle de mon meilleur ami d’enfance qui s’est suicidé à 15 ans. A la fin, j’essaie de me convaincre, ou lui, que ce n’est pas la fin du monde, mais la vérité c’est que quand on meurt c’est la fin. Je voulais que cette chanson sonne comme un film super-8, une mémoire partiellement effacée. J’aime préserver cette sensation ...

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