Knut

Knut


Knut (Fouet ou martinet, en russe. Prononcer Knout) C’est en 1994 que se forme la groupe Knut, dans l’heureuse cité artistique qu’est Genève. Rapidement, le quatuor enregistre plusieurs démos, mini cds et splits avec Tantrum, Botch et Ishma notamment, suivis d’albums qui lui permettront de se faire un nom, à renommée désormais internationale. Leftovers (1997) est le premier enregistrement sur lequel on pourra réellement identifier l’orientation musicale du groupe : très rentre-dedans, il propose un hardcore virulent et pose les bases d’une personnalité qui se révèlera être très forte dès le disque suivant, Bastardizer. Avec des riffs très itératifs et des compositions bien plus riches que précédemment, Knut marque ici son entrée dans le cercle des groupes inventifs dans le hardcore. La patte Knutienne s’affirme encore un peu plus avec les albums suivants, Challenger (2002) et Terraformer (2005), tombant de plus en plus dans des sonorités sludges et lourdes, soulignant l’impact des titres du groupe. Jolis coups cet automne pour Conspiracy Records. Lorsque j’ai reçu le colis du label Belge, j’étais loin de me douter à quel point celui-ci renfermait deux des meilleures sorties de cette année. Entre le magnifique Malval de Shora, que personne n’attendait et ce nouvel effort de Knut, nouveau venu sur le label, impossible de ne pas penser du bien de la maison et de ne pas se dire qu’elle est à suivre bien attentivement. Avec une discographie jusque là exemplaire du groupe, ce Terraformer avait donc toutes les chances de ne pas décevoir avant même sa sortie. Dix années déjà après la formation du combo, celui-ci arrive à point nommé (ndlr : une compilation de remixes dédiée à cet événement devrait voir le jour d’ici peu) et pourrait bien amorcer un tournant stylistique pour le combo genevois. Car oui, faut-il le rappeler : Knut est suisse, le pays où la musique est meilleure, et cela rajoute encore une raison de ne pas être déçu par sa musique. Terraformer (toujours cette manie des noms en –er) s’ouvre sur de simplistes arpèges grésillant. Que cela laisse-t-il augurer ? Knut aurait-il mis un peu d’eau dans son vin ? Laissez moi donc argumenter afin de répondre à cette interrogation. Après cette discrète introduction, Wyriwys ouvre le bal, laissant découvrir le nouveau son Knut. Plus gras dans ses riffs, encore plus sludge qu’il ne l’était, toujours souligné par le jeu du batt...

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